SPECTACLE EQUESTRE Lyon
Liberté Voltige cosaque
Quaracol Sussu Poyo Mog Pesseas
" Les filles, jamais elles ne feront de l'équitation "
c'était la devise de mes parents après des années de pratique, malheureusement victimes ou témoins de nombreux accidents...
Grâce à ma soeur ainée et ses nombreuses années de patience et de persévérance "Maman je veux faire du poneyyyyy" je prends le train en route et attaque l'équitation à 6 ans dès que le barrage des autorités parentales cède.
Très vite je me passionne pour cette discipline.
Durant mes années de collège je travaille en tant que bénévole dans mon club et peux ainsi monter en plus de mes cours hebdomadaires.
J'aime déjà énormément les petites fêtes organisées chaque année et m'investis beaucoup.
Parallèlement, selon le souhait de ma mère et condition obligatoire pour pouvoir faire du poney, je fais également de la danse.
Autant la discipline en elle-même ne me plaît pas du tout, autant j'ai la chance d'avoir en tant que professeur une ancienne maître de ballet du Chili totalement passionnée par son métier qui organise chaque année un vrai spectacle semi-professionel. J'ai souvent de bons rôles et j'avoue que les soirs de spectacle la danse ça devient sympa finalement.
J'ai pu apprendre à toujours rechercher la perfection et que même en temps qu'amateur une présentation au public se doit d'être parfaitement soignée, sur scène il n'y a pas de place pour l'à peu près...
PESSEAS Mog
Née en 1985
Résidant à Lyon
En 1999, on achète Sussu, il a alors 4 ans. Le plus grand rêve de ma vie se réalise, on a un cheval. Mais il tourne très vite au cauchemar... La première année est très difficile, Sussu n'est pas bien traité par le club et devient rapidement ingérable. Non seulement on ne nous aide pas mais on nous pousse à la faute, à l'accident... ( Sussu embarque, saute les barrières de la carrière, paddock, impossible de le retenir. On nous ferme le manège à clé pour que l'on soit obligé de le monter en carrière, les gens du club regardent ça comme un spectacle. Ma soeur finit par se faire casser la hanche. Personne ne vient l'aider, les pompiers ne sont pas appelés, elle est obligée d'appeler la mère d'une amie pour pouvoir rentrer car elle ne peut plus marcher et personne ne fait rien...)
J'ai alors 14 ans et je me retrouve seule à devoir gérer quotidiennement un cheval complètement fou, à jongler avec mon emploi du temps du collège, et à me rendre compte que non tous les adultes ne sont pas bienveillants, car c'est notre instructeur lui-même qui prend depuis le début un malin plaisir à nous enfoncer la tête sous l'eau.
Puis enfin par miracle, on arrive à trouver une solution pour quitter le club de l'enfer. Sussu se sent mieux et son comportement change radicalement.
Exaspérée et dégoutée du monde du cheval et de ses mauvaises personnes, du classique et ses compétitions, je me tourne vers la balade et la randonnée retrouvant enfin du plaisir à être à cheval. Je ne lis plus de magazine équestre, ne regarde plus d'émission sur les chevaux, je traverse quelques années d'ermitages, être seule dans la nature avec un cheval est la seule chose qui me plaise désormais dans l'équitation.
Durant ces années je passe mon bac, m'inscris en fac et obtiens avec succès ma licence de japonais.
Je m'occupe également de plusieurs chevaux de propriétaires (en balade) mais à chaque fois que ce soit juste quelques semaines ou des années je m'y attache et à chaque fois ils finissent tous par être vendus ou partir...
Entre temps les années ont passé et ma soeur a désormais la charge complète de Sussu... La petite part de lui qui était à moi durant notre jeunesse n'existe plus... Bien que je puisse toujours venir de temps en temps ce n'est plus comme avant...
Je finis donc par m'éloigner définitivement des chevaux durant une année, je reviens monter quelques fois Sussu mais n'étant pas en très bonne santé cette année là je suis souvent très fatiguée et finis par tomber en balade... à contre coeur j'arrête alors le cheval, je n'ai plus la force ni morale ni physique pour...
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Quelques mois plus tard, en vadrouillant sur internet je tombe totalement par hasard sur la vidéo d'une jeune fille et son shetland, il s'agit de Solveig et son célèbre Poy', je trouve la coïncidence marrante car mon furet se nomme Poy' également, je regarde la vidéo, wahou je suis bouche bée, son poney la suit, joue avec elle, connaît de nombreux tours de cirque, intriguée je vais voir son blog (moi qui jusque là détestais le principe des blogs...) puis de fil en aiguille visite d'autres blogs et me rends compte que depuis plusieurs années l'éthologie est née, devenue très à la mode et tout à fait abordable par n'importe qui.
L'envie renaît....
Je montre mes découvertes à ma soeur, on plaisante un peu dessus. Finalement la plaisanterie devient sérieuse et j'ai la permission d'essayer la méthode avec Sussu.
Pas facile au début car il n'y a pas de prof sur ma région, je suis obligée de me débrouiller seule avec ce que je trouve sur internet et puis à mon écurie on me regarde un peu de travers car l'étho est souvent soit pas connue soit pleine de préjugés... Ce n'est pas toujours méchant mais ça me rappelle de mauvais souvenirs. Malgré tout je persévère, je reçois pour mon anniversaire le coffret dvd La Cense, j'ai désormais une bonne base de travail et au bout de quelques mois de jolis résultats apparaissent.
Toujours via les blogs je suis le parcours d'une jeune Suisse, Gilliane Senn, elle démarre la voltige cosaque. Mince alors, je me rends compte que là encore, si on s'en donne les moyens c'est une discipline tout à fait accessible aux amateurs, ce que je pensais impossible.
Je me mets alors à rêver de voltige, bien qu'en sachant que là par contre cela restera un rêve pendant encore de nombreuse années, déjà il faut une selle spéciale, il n'y a aucun prof dans mon secteur et puis de toute façon ma soeur ne veut pas car ça demande trop au niveau du dos pour le cheval.
Je mets donc mes envies de côté, bien que continuant d'analyser toutes les photos et vidéos que j'arrive à trouver dessus.
Je me renseigne pour un éventuel stage mais tout est loin, l'expédition complète me reviendrait bien chère pour juste un stage isolé sans pouvoir pratiquer derrière par la suite.
Intéressée également par la poste hongroise, je trouve l'opportunité de pouvoir m'y essayer grâce à mon travail. Travaillant dans un centre équestre, ma directrice me permet d'emprunter des poneys de club pour tester. Les poneys ne sont pas dressés pour et je n'en ai jamais fait mais on se lance. A deux, puis trois et quatre par la suite.
Puis noël arrive et j'offre à ma famille des places pour le spectacle de noël du Haras de Cluny où se produisent Gilliane Senn ( qui a beaucoup avancé et s'est lancée dans le monde du spectacle équestre avec brio et succès) et Emeline Hussenet que je connais moins à l'époque.
Il y a de la voltige cosaque et ma soeur est emballée.
C'est d'accord pour tester avec Sussu!
Je me lance donc en quête d'une selle... et ce n'est que plusieurs mois plus tard que ma Précieuse m'est enfin livrée...
Je commence les entraînements avec Sussu, en me débrouillant comme je peux d'après ce que j'ai appris par moi même en décortiquant les photos et vidéos que je trouvais sur le net les mois précédents.
Quelques semaines plus tard nous nous produisions pour notre premier spectacle...
Depuis Quaracol m'a rejointe, mon propre cheval que je forme actuellement au travail en liberté et à la voltige, et qui sait peut être à la poste plus tard.
Cherchant toujours à affiner mon travail, en améliorer la qualité, évoluer sans cesse seule ne me convenait plus. Grace à des cours et stage ponctuels auprès de professionels j'ai trouvé un équilibre satisfaisant entre les entrainements, les recherches en solo et les échanges avec d'autres artistes me permettant de continuer à progresser et d'offrir au public un travail de qualité.
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